Les pratiques Sm & Xtrêmes ++
Ici, il s'agit de poser ses limites
Nous le disions : le cheminement dans le SM est un parcours initiatique ponctué de pratiques diverses et variées. Tu vas parcourir avec nous l'ensemble de ces pratiques. Il s'agit de les comprendre, d'en évaluer les dangers, car elles sont proposées dans les sites gay hard et, si les mecs SM sont des aventuriers du sexe, qui aiment dépasser leurs limites et les interdits, ils cherchent aussi à rester en santé. Partiquer le SM c'est trouver une liberté et, par ricochet, celle des autres.
Le gonflage des couilles & les sondes urinaires
L’infusion scrotale ( INFILTRATION ) consiste à injecter du liquide physiologique dans le scrotum jusqu’à ce qu’il ressemble à un petit ballon ou une grosse capote gonflée d’eau. Le lendemain, le liquide filtre dans la queue et celle-ci gonfle jusqu’à la largeur d’une canette de bière. En deux ou trois jours, tout est résorbé.
Les infiltrations ou injections de liquide physiologique dans les couilles sont des pratiques à risque si l’un des partenaires est séropositif. Dans tout les cas, veille à utiliser du matériel stérile.
Prends soin particulièrement des seringues qui devront soit avoir un
usage unique, soit être stérilisé dans les règles de l’art après chaque
usage. En aucun cas, il ne faut utiliser le même matériel avec des
partenaires multiples au cours d’une séance. Outre la transmission du
VIH, cette pratique présente d’autres risques, tel l’inoculation d’autres germes, sans parler des complications secondaires. Ce jeu, qui reste marginal, n’est à tenter que si l’on est expert ou si l’on se remet entre les mains d’un spécialiste.
SONDE URINAIRE
Une sonde est un petit tuyau semi-rigide ou rigide de 19 à 40 cm, en plastique et de diamètre variable, que l’on fait rentrer dans la vessie. Ce sont les mêmes que l’on utilise pour des examens cliniques comme la cystographie. Il existe également des sondes en métal chirurgical.
Une sonde est une sorte de longue canule que l’on entre dans la verge par le prépuce, qui pénètre l’urètre et passe deux petits sphincters jusqu’à la vessie. On ressent la douleur du passage des sphincters, mais aussi celle de la vessie que l’on gonfle d’eau grâce à une seringue. De la douleur, mais aussi du plaisir décrit comme très “intense” et “original” par ses adeptes.
On trouve les sondes urinaires dans les bons sex-shops et des fournisseurs de matériel médical. Les sondes doivent toujours être stériles et ne jamais être utilisées en cas de problèmes urinaires et vénériens. Les plans avec sondes doivent s’accompagner d’un protocole médical strict et l’antisepsie doit être parfaite pour éviter tout risque d’infection. Ces jeux peuvent s’avérer très dangereux, et il s’agit d’être extrêmement prudent. Problèmes d’infections urinaires graves, détérioration de l’urètre voire éclatement de la vessie, ils demandent énormément de précautions surtout lors des premières tentatives. Aussi, lors des premières expériences, vaut-il mieux être initié par un maître compétent et inspirant confiance. |
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La privation de respiration ou asphyxiophilie
La régulation du flux d’oxygène est un bon moyen de retarder ou d’accélérer l’orgasme. Une respiration rapide et peu profonde oxygène le haut des poumons et est tonifiante et excitante. À l’inverse, une respiration lente et profonde a un effet relaxant. Sa régulation provoque de nouvelles sensations. Plusieurs techniques sont utilisées. La strangulation, les sacs de plastique, les corsets ou encore un masque à gaz.
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L’asphyxiophilie est une conduite érogène qui consiste en pulsions, fantasmes et comportements marqués et persistants impliquant la recherche et l’obtention d’une excitation sexuelle en se privant d’oxygène par compression du thorax, par ligature, par l’utilisation de corde, de sac de plastique, de masque ou de substance chimique. Cette pratique prisée par le milieu SM peut être, on s’en doute, très dangereuse : hyperventilation ou hypoxie. Il faut donc faire très attention. Elle peut même être mortelle !
Un jeu très facile à mettre en place consiste à étrangler légèrement les carotides de son partenaire à l’aide de deux doigts. L’oxygénation du cerveau n’est plus alors assurée et des sensations de vertige apparaissent. Il est recommandé de ne pas jouer longtemps et de bien suivre les signes de votre partenaire.
On peut également se servir d’un sac de plastique dans lequel on respire ses propres émanations de gaz carbonique. L’effet produit est une euphorie avec vertige et excitation. L’asphyxie érotique est une pratique consistant à se priver d’air par strangulation. C’est un jeu dangereux qui provoque des morts dans le monde chaque année.
La strangulation provoque un état d’euphorie grâce à la sécrétion d’adrénaline due au danger. Cette sensation s’accompagne souvent de vertiges. Ce défi fait à la mort provoque souvent un état d’excitation sexuelle très intense. Inversement, l’hyperventilation peut-être la cause de vertiges voir d’évanouissements. |
C’est l’ensemble des jeux utilisant l’électricité. Derrière ce fantasme on peut retrouver des trips sadiques bien enfouis. Il ne faut cependant pas confondre les trips interrogatoire poussés avec le plaisir de faire vibrer ses partie avec des jouets vendus dans les
sex-shops.
On utilise en effet, des appareils spécialisés vendus par correspondance ou de fabrication maison (faire encore plus attention !).
L’intensité est réglable et touche différentes zones du corps comme, par exemple, les mamelons, les testicules ou le pénis. Des tortures légères basées sur l'usage de courant de faible intensité (shockwave et articles de sex-shop similaire) sont des trips sans danger. N'utilisez pas de courant plus élevé en volt et en ampère car ils peuvent provoquer des blessures. |
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Le branding
Le branding est le marquage de la peau au fer rouge. La technique est identique à celle utilisée pour marquer le bétail. La douleur ressentie est très forte. Le fer brûle la chair vive en dégageant vapeurs et odeurs âcres. La marque est faite, et s’incruste à jamais. Afin d'obtenir un relief de ses cicatrices, on utilise les mêmes méthodes que les tribus africaines : arracher les croûtes au fur et à mesure qu'elles se forment. Certains, moins courageux préfèrent les trips cigarettes ce qui peut être assez
ambiguë lorsque le trip est relié au bondage ou à des scénarii d'interrogatoire.
Les endroits du corps humain convenant au marquage sont très limités car ils ne doivent pas comporter de courbe. Le fer doit avoir environ 2,5 cm et le temps de pression être très court. Une fois cicatrisé, l'impact du fer peut s'étendre jusqu'à 2 ou 3 fois par rapport à la marque initiale. Il est donc nécessaire de bien penser le dessin du marquage. Un motif, sculpté dans un morceau d'acier, est chauffé à blanc à l'aide d'un chalumeau et appliqué sur la chair une fraction de seconde, le temps de faire une brûlure au troisième degré.
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Sur le plan historique, le marquage au fer chaud était signe d’infamie. Le marquage du corps repose sur de très nombreuses motivations. On peut noter les aspects sociaux, esthétiques mais aussi les raisons personnelles, érotiques et sexuelles. Mais également initiatiques, qui donnent à l'individu un nouvel état de maturité.
C'est un signe particulier qui identifie et indique le passage à un nouvel état, l'accès à une nouvelle identité. La marque apparaît aussi souvent comme protectrice. La peau qui est déjà la protection naturelle du corps contre l'extérieur se double, par le marquage d'une protection culturelle. Tout comme l'animal qui balise son territoire, l'homme délimite son propre terrain, sa peau. Pendant la cicatrisation, on prendra bien soin de ne pas faire rentrer en contact la peau avec du sang ou du sperme |
Cutting, sang & vampirisme
Certains sont excitées par le sang. Les jeux avec du sang sont liés à toute sorte de blessures : morsures, piercings, scarifications, cuttings (coupures au rasoir), aiguilles, incisions, abrasions, flagellation, rasages, vampirisme, etc. Les coupures de la peau provoquent une sécrétion d’adrénaline.
Ce type de jeu demande une bonne connaissance médicale du corps humain, et une excellente maîtrise de ses gestes. Certaines zones du corps humain présentant des tissus adipeux sont plus adaptées. Comme toujours, et plus encore ici, la confiance avec le partenaire est capitale. Mieux vaut être initié par un maître confirmé.
Le vampirisme se décline en plusieurs facettes : morsure jusqu’au sang ou coupure que l’on suce. Quelques-uns préfèrent utiliser une seringue hypodermique pour collecter le sang directement dans la veine. Il existe une très forte relation entre sang et sexualité. |
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Le sang, tout comme le sperme, représentent l’essence même de la sexualité. Certaines personnes aiment à s’écorcher puis se masturber. Les trips médicaux peuvent inclure des rituels de prises de sang.
Ce fantasme peut déboucher sur une forme de vampirisme en provoquant une petite saignée que l’on lèche par la suite. Nous ne le répéterons jamais assez : le sang d'une personne séropositive ou qui a une hépatite est très contaminant. Dans ce cas, et dans le doute, ne te livre pas à des rites de fraternisation par le sang, ni à aucune pratique de contact entre : sang - sperme /sang - sang sur le lieu de lésions de la peau ou de muqueuses.
** Les textes originaux revisités ou complétés dans la rubrique Hard & SM de Safeboy proviennent en tout ou partie du Guide du Sexe Gai d'Éric Rémes (aux éditions Balland, 2003). Leur droits furent acquis pour un usage exclusif sur nos
éditions. ©2003 Association Com on west