Les pratiques Sm & Xtrêmes

Ici on n'improvise plus

Nous le disions : le cheminement dans le SM est un parcours initiatique ponctué de pratiques diverses et variées. Tu vas parcourir avec nous l'ensemble de ces pratiques. Il s'agit de les comprendre, d'en évaluer les dangers, car elles sont proposées dans les sites gay hard et, si les mecs SM sont des aventuriers du sexe, qui aiment dépasser leurs limites et les interdits, ils cherchent aussi à rester en santé. Pratiquer le SM c'est trouver une liberté et, par ricochet, celle des autres.

Les objets utilisés lors de pratiques Sm

Tous les objets qui ont été en contact avec du sperme et du sang, ou qui ont servi à un usage interne, doivent être désinfecté entre chaque utilisateur ou chaque utilisation. Les objets en métal (cockring, pinces à seins, etc.), les accessoires en cuir et caoutchouc doivent être nettoyés avec de l’eau et du savon, puis désinfectés. Bien rincer ensuite à l’eau.

En cas de coupures, d’écorchures ou de saignements, bien désinfecter. Ne plus jouer sur ces zones. On doit toujours utiliser du lubrifiant avec des godes afin de ne créer aucune lésion. On peut recouvrir d’une capote les modèles de petite taille ou de taille moyenne et changer de capote à chaque utilisation (même si le gode est destiné à un usage personnel) : cette technique simplifie les problèmes de nettoyage et de désinfection des objets.

Le Bondage

C'est une des pratiques S&M les plus populaires. Le bondage vise à empêcher un partenaire de se déplacer en le liant et l’attachant avec des cordes. Il semble que le bondage permette au cerveau de se relaxer en favorisant l’émission d’onde alpha, débouchant sur un état de type hypnotique plaisant. Le bondage consiste à ligoter son partenaire suivant des techniques plus ou moins élaborées. Veille à la bonne circulation sanguine des membres et au confort (relatif) de ton amant. Tu dois évidemment vivre ce trip dans un climat de confiance, le bondeur devant respecter les limites et le plaisir du bondé !

Pas de risque pour le V.I.H. tant qu'il n'y a pas contact avec de la peau endommagée (si vous êtes plus hard). Par contre pensez au confort de votre partenaire, à ses limites, les impacts psychologiques peuvent êtres importants. Le bondage non consensuel s'appelle kidnapping !

Nœuds et cordes créant des figures géométriques et des positions sophistiquées, souvent esthétiques. Le bondage a de nombreux avantages. Il permet à celui qui est attaché, grâce à la soumission au désir de l’autre, de se laisser totalement aller, de mettre de côté ses inhibitions et de diminuer la culpabilité. En effet, c’est le moyen idéal pour jouir de son corps sans se sentir responsable, donc coupable, des sensations éprouvées. Ainsi, il permet même dans certains cas de soigner l’impuissance et la frigidité. Chez le mâle, la soumission totale permet de lui éviter d’avoir à prouver sa virilité.

Le matériel se compose de cordes, chaînes, cages, harnais, colliers, menottes, baillons, etc. Certaines play-rooms, entièrement équipées, permettent ainsi des jeux très sophistiqués. Les séances de bondage comptent parmi les plus longues des différents jeux sexuels et SM. Elles peuvent durer d’une nuit à quelques jours lors de « stages intensifs ». Ainsi, ils font partie des jeux demandant le plus de préparation. Ils nécessitant une grande énergie physique et mentale. Cette pratique est souvent associée à une recherche esthétique poussée. Nœuds et cordes créant des figures géométriques et des positions sophistiquées.

Le bondage à de nombreux avantages. Il permet à celui qui est attaché, grâce à la soumission au désir de l’autre, de se laisser totalement aller, de mettre de côtés ses inhibitions et de diminuer la culpabilité. En effet, c’est le moyen idéal pour jouir de son corps sans se sentir responsable, donc coupable, des sensations éprouvées. Ainsi, il permet même dans certains cas de soigner l’impuissance et la frigidité. Chez le mâle, la soumission totale permet de lui éviter d’avoir a prouvé sa virilité

Bougie et cire chaude

Cette pratique ne présente aucun risque lié au VIH. De fait si tu apprécies les écoulements de cire chaude sur les seins, la bite, les couilles, le gland ou l'anus : n'hésite pas  !

Les bougies ordinaires de couleur blanche sont les meilleures : leur cire devient en effet assez chaude pour exciter sans toutefois occasionner de brûlures. N'oublie pas par contre qu'une peau brûlée est plus sensible... donc si d'autres pratiques suivent, elle s'abîmera en premier.

Les amateurs de cire chaude laissent couler la stéarine de la bougie sur le corps, l’anus, le poitrail, l’entrecuisse, le pénis, qu’ils peuvent recouvrir intégralement. On parle alors de momification. Il faut être prudent sur les organes génitaux et savoir que la cire est difficilement retirable des poils pubiens. Pour éviter ces désagréments, on peut enduire, au préalable, le corps d’huile de massage ou de lait hydratant. Cela permettra de retirer plus facilement la cire refroidie.

Plus éloignée, la cire aura le temps de se refroidir. Au plus près de la peau, la cire sera encore bouillante et provoque ces sensations très fortes pouvant aller jusqu’à la brûlure. L’aspect esthétique est important dans cette pratique. Mamelons, nombril, périnée, couilles et bite en sont les zones privilégiées. On peut également se planter une bougie dans l’anus et la laisser couler formant un chandelier des plus cocasses. Lorsque la bougie est tenue par la main, tout le jeu réside dans le degré de rapprochement de la flamme sur le corps.

Un autre jeu consiste à l’épilation des zones ainsi recouvertes. L’excitation est provoquée par la décharge d’adrénaline. Il est nécessaire d’habituer graduellement le corps à cette douleur. Les premiers contacts privilégieront donc une cire peu chaude.

Les coups & le Fouet

Certaines zones du corps sont plus sensibles à la douleur.

On notera principalement la partie intérieure et inférieure des fesses. Plus l’objet servant à fouetter est fin, plus la douleur est grande. Un instrument large fait donc moins mal. Plus il est lourd, plus il est ressenti profondément dans les chairs.

D’une manière générale, qu’il s’agisse de coups manuels, de l’usage d’un fouet ou d’un ceinturon, les coups ne présentent pas de risques de transmission de maladies tant qu’aucune lésion de la peau n’est créée.

S’il y a des lésions, pensez à les désinfecter après, et veillez toujours à ce qu’elles n’entrent pas en contact avec du sang ou du sperme de votre partenaire ou d’un partenaire ultérieur.

Le travail des seins

Le travail des seins est très populaire dans les trips gay. En effet, le bout des seins est une zone érogène importante qui se prête particulièrement à la combinaison du plaisir et de la douleur : tu peux travailler les seins de ton partenaire à ta manière et comme il aime. Du matos peut venir augmenter le trip : pinces à seins plus ou moins performantes, étirements, poids.

À top ten des zones érogènes, les seins arrivent largement en tête, qu’il soient caressés, léchés, malaxés, mordus ou violemment tirés. Le mamelon contient de très nombreuses terminaisons nerveuses sensitives qui en excitent plus d’un et en font éjaculer bien d’autres. La manipulation des seins est une pratique sexuelle au même titre que la fellation ou la sodomie et devrait faire partie du répertoire sexuel de toute cybercochonne  qui se respecte.

Les hommes ont des glandes mammaires qui possèdent moins de terminaisons nerveuses que celles de la femme. Les seins masculins sont donc, a priori, moins sensibles que les seins féminins. Toutefois, un travail au long cours sur ceux-là permet de développer fortement leur sensibilité et leur taille. Certains gays arborent ainsi des tétons impressionnants et extrêmement sensibles. Leur manipulation pouvant provoquer une érection et une forte excitation. Il semble que les hétéros mâles soient, hélas, peu habitués à ces jeux. Les seins sont avec l’anus, les zones érogènes partiellement oubliées de l’hétérosexualité. Chez nous, au contraire, ils font parties intégrantes de tous trips. Nous verrons par la suite, les différentes techniques de stimulation.

Le travail des seins trouve une grande place dans les trips S.M. Il faut faire attention à ne pas créer de saignement et à ne pas jouir sur le torse de son partenaire si ses seins ont été sérieusement maltraités : un risque de transmission du VIH serait possible. Il ne faut pas s'inquiéter si une petite "croûte" se forme les jours suivant le trip : les tétons reforment une peau saine : cependant, durant cette période attention au sperme et au sang : la peau est fragilisée.

Les pinces à seins font partie du matos de base. Rassure toi, elles n’engagent en rien dans la voie ascendante du SM. À moins que cela ne te plaise… Les sex-shops proposent de nombreux modèles à partir de 20 euros. Mais il n’est pas nécessaire de casser le cul de son petit cochon (ta tirelire, pas ton mari) pour s’exploser les mamelles. Une papeterie ou même le rayon bricolage de n’importe quel grand magasin, comme notre célèbre BHV, feront l’affaire . Ainsi, les pinces à dessins, pour un euro ou encore les pinces à linge, pour « pas cher » comme dirait mon épicer arabe, de plus en plus design et sophistiquées, permettent de nombreux jeux.

Dans une pince, l’important est le mode de serrage. Plus la pression est fort, moins longtemps on peut les garder. Les seins, comme l’anus, sont des zones très sensibles et doivent être, comme on le dit d’un four, préchauffées. Le téton qui est une zone érectile (comme le pénis ou le clitoris) se dilate alors, produit une hormone anesthésiante et donne du plaisir, et hop. Séance après séance, les mamelons grossiront et la résistance sera plus grande. Les pinces sans vis, parfois très douloureuses, sont à réserver aux initiés. Il est donc utile de pouvoir les essayer avant l’achat

Pour les novices de la tétine, il est conseillé d’utiliser des pinces comportant des protections en caoutchouc qui évitent également les glissements. Les modèles à vis, étaux et autres outils de serrage à seins sont idéaux pour parfaire l’apprentissage du plaisir mais aussi de la douleur mammaire. Un modèle plus sophistiqué, en forme de «Y», est relié à un cockring grâce à des chaînes et permet donc de se branler tout en se faisant swinguer les nénés. Il existe également des pinces à mousquetons pour les seins percés et d’autres, doubles, qui permettent les valses endiablées à quatre tétons. Pour les Gym Queens, on recommande également les pinces à poids, à porter lors des entraînements au club de gym.

** Les textes originaux revisités ou complétés dans la rubrique Hard & SM de Safeboy proviennent en tout ou partie du Guide du Sexe Gai d'Eric Rémes (aux éditions Balland, 2003). Leur droits furent acquis pour un usage exclusif sur nos editions. ©2003 Association Com on west
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